samedi 25 avril 2015

« Béni soit le Seigneur chaque jour » Psaume 68 :20
« Bénissez ceux qui vous maudissent » Luc 6 :28


C’est parce que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8 :28) que nous sommes appelés à bénir Dieu qui nous veut du bien, et à bénir nos ennemis qui, en nous voulant du mal, donnent à Dieu l’occasion de nous protéger et de nous former. La malédiction étant sans effet sur nous, que doit nous importer que d’être maudit ou haï ? La piqûre d’un moustique a-t-elle prise sur la carapace de la tortue ? Bénir nos ennemis est le plus grand acte de foi que nous puissions faire. Notre appel étant pour le bien, maudire serait allé dans le sens contraire. Bénir, par contre, témoigne d’une capacité qui nous rapproche de la ressemblance de Dieu. Ceci parle en faveur d’un contrôle qui échappe à l’esprit de vengeance, à la chair. Ceux qui vivent dans l’Esprit ne sont jamais atteints par la calomnie ou la critique négative.
Bénir Dieu, c’est discerner aussi tout ce que nous lui devons. C’est aller à l’opposé de ce que voudrait notre ennemi commun : Satan. « Levez-vous, Bénissez l’Eternel votre Dieu ! » Néhémie 9 :5
-          En me levant chaque matin, ai-je une louange vers Dieu ?
-          En me levant de table, lui-suis-je reconnaissant ?
-          Si je suis ‘debout’ dans mon héritage de la foi, ne dois-je pas en bénir Dieu ?
Je me lèverai dans la louange. Trop de chrétiens restent assis. La réalité est mieux affirmée lorsque le geste accompagne spontanément la louange. Ceux qui ne vivent rien ne se lèveront qu’à contre cœur.


vendredi 24 avril 2015

« Le précieux trésor de l’homme c’est l’activité »
Proverbes 12 :27


L’activité est une suite d’actions ajoutées les unes aux autres.
Nous ne rencontrons ce mot qu’une seule fois dans toute l’Ecriture. Il est cependant important puisqu’il se réfère à un précieux trésor.
On peut cependant trouver des synonymes : se mettre à l’œuvre, ou à l’ouvrage. Ce mot ne doit pas être confondu avec activisme.
L’activité est exactement à l’opposé de la paresse. Elle est productrice et accomplit un rôle équilibrant dans la vie du croyant comme dans celle du non croyant. Il y a, en effet, satisfaction lorsque la journée a été bien remplie. Ceci ne prouve pas, bien sûr, qu’elle l’ait été selon Dieu dans tous les cas.
Car « Dieu nous a préparés pour de bonnes œuvres afin que nous les accomplissions » Ephésiens 2 :10.
Dans la société wesleyenne, les croyants étaient invités à occuper leur journée du matin au soir afin  qu’il n’y ait aucune oisiveté. Leur temps était entièrement pris par la prière, la lecture de la Bible, les soins domestiques, etc…Souvenons-nous que David a fait une terrible et tragique chute morale à cause de son inactivité.
Le travail n’est pas une malédiction lorsqu’il est réalisé dans une bonne motivation. La meilleure d’entre elles est de servir le Seigneur. C’est grâce au labeur de beaucoup de chrétiens que l’Evangile peut être proclamé par toute la terre. Les travaux des chrétiens sont en effet concrétisés par l’argent, lequel est à son tour investi dans l’évangélisation.
Il est dommageable, pour le Royaume, que trop peu de chrétiens comprennent la valeur de leur emploi et n’ambitionnent pas de gagner plus dans le but de financer, plus encore, l’œuvre de Dieu.
Si cela était, alors quelle satisfaction supplémentaire comblerait le chrétien au soir d’une journée fatigante.

« Celui qui marche en pleurant quand il porte la semence revient avec allégresse quand il porte ses gerbes. » Psaume 126 :6

jeudi 23 avril 2015

« Ils laissèrent tout et le suivirent »
Luc 5 :11


Tout dépend de ce qu’on doit laisser. Certaines choses sont faciles à lâcher, d’autres représentent un véritable arrachement.
Mais il est certain que nous sommes appelés à laisser derrière nous ce qui entrave notre marche chrétienne. Certains ne voudront pas laisser leur travail, alors que Dieu les appelle à le servir à plein temps. Ils ne feront pas de progrès puisque, volontairement, ils barrent la route à l’Esprit de Dieu.
Souvenons-nous qu’à l’appel de Jésus ils laissèrent tout et le suivirent.
En fait, je dois, dans mon esprit et ma volonté, tout laisser disponible au Seigneur afin qu’au moindre appel il puisse prendre ce qui est à lui et dont je ne suis que le gérant. C’est parce que certains chrétiens ont une mentalité de ‘propriétaire’ qu’ils n’avancent pas dans la vie chrétienne.
Paul avait tout laissé et, dira-t-il : « J’ai tout considéré comme de la boue afin de gagner Christ ». Il n’était attaché qu’au Seigneur. Lorsque nous quitterons ce corps, nos mains seront ouvertes, nous ne retiendrons rien de cette vie. Les biens matériels iront aux héritiers ou à l’Etat. Pourquoi la mort prendrait-elle le bien des enfants de Dieu et pas la Vie(Jésus) ?
Quelle erreur et quelle incrédulité que de retenir la main de Dieu ! Comme si laisser n’était pas plus bénéfique que de retenir ce qui, finalement, va nous nuire. Telle chose nous paraîtra difficile à laisser jusqu’à ce que nous ayons pris la décision de le faire. Mais après, quel soulagement et quel avancement !

                                                                                                       André SNANOUDJ



mercredi 22 avril 2015

« Personne ne peut entrer ni voir le Royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau » 
( suite)
Jean 3 :3


Voyez l’exemple des Galates. Paul leur avait peint Jésus-Christ. La prédication, telle un pinceau, avait présenté Jésus crucifié. Mais ils étaient restés charnels quoique marqués ‘sentimentalement’ par ce tableau. Mais la chair ne sert de rien dans la nouvelle naissance. Il faut l’Esprit. C’est l’Esprit qui précède au développement du Germe et permet à la nourriture puisée dans la Parole de Dieu de se développer. Ainsi naît Jésus en nous. Par la foi, par l’accueil, par l’accord à son total développement. Beaucoup de chrétiens dans le monde n’ont qu’une profession de foi, se sont assimilés à un groupe, en ont épousé les formes extérieures (cheveux, habits, foulard), mais sont restés au stade du départ. L’œuvre s’est arrêtée à l’âme, et l’esprit n’a pas été touché. Ils connaissent la Parole de Dieu par ‘clichés’, ont tout un langage qui tourne et retourne.
« Quiconque est né de Dieu ne pèche pas » 1 Jean 3 :9. La question de la pratique du péché est réglée. Il doit y avoir rupture avec l’ancienne façon de vivre. La loi de Dieu devant laquelle j’étais sans force auparavant devient applicable. Je puis vivre sans transgresser.
« Quiconque pratique la justice est né de Dieu » 1 Jean 3 :29. La pratique d’actions injustes par des chrétiens prouve que la nouvelle naissance n’a pas abouti. L’œuvre est restée en chemin. La pratique de la justice consiste en deux points :
-          Vis-à-vis des hommes. Rendez à César ce qui est à César….Que votre oui soit oui.
-          Vis-à-vis de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés, que tous les hommes aient une chance de salut. Serait-il juste que certains aient entendu l’Evangile plusieurs fois et que d’autres ne l’aient pas même entendu une seule fois ?
« Celui qui aime est né de Dieu » 1 Jean 4 :7. Si vous aimez ceux qui vous aiment…
Beaucoup d’enfants de Dieu ne s’aiment qu’entre eux. Ils ont exclu de leur cercle et de leur cœur tous les autres, même d’autres cercles chrétiens…Le jugement, voilà ce que certains pratiquent, pas l’amour !

« Ce qui est né de Dieu triomphe du monde » 1 Jean 5 :4. Le chrétien triomphe de l’amour de l’argent, comme de l’orgueil de la vie. Il triomphe aussi des épreuves du monde. Sa vie est différente car, comme Jésus, il marche sur l’impossible.

                                                                                                        André SNANOUDJ

mardi 21 avril 2015

« Personne ne peut entrer ni voir le royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau » 
Jean 3 :3


Pour toute naissance, il faut  trois éléments : le germe, le sein qui l’abrite, la nourriture qui le développe. Puis vient la naissance, lorsque le fœtus développé provoque sa sortie du sein maternel et devient capable d’affronter le monde extérieur.
Ainsi en est-il du Royaume de Dieu.
Jésus nous a formellement déclaré que « personne ne peut entrer ni voir le Royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau ».
Il est impossible au léopard d’ôter ses taches, avait dit Jérémie (13 :23), ce qui veut dire que l’homme pécheur ne peut pas changer sa nature. Le péché ne peut s’effacer que par le précieux sang de Jésus. L’apôtre Jean affirme que « le sang de Jésus nous purifie de tout péché » 1 Jean 1 :7.
Je vais choquer pas mal de chrétiens en disant que bon nombre d’entre eux, qui confessent Jésus le Christ, ne sont pas nés de nouveau.
La conversion n’est qu’une étape vers la nouvelle naissance. Beaucoup en sont restés à ce stade, c’est-à-dire ne se sont pas développés.
Ainsi que je le définis plus haut, pour toute naissance il faut trois éléments. Le premier est le germe. N’est-il pas merveilleux que Jésus soit appelé ainsi ? « Je ferai venir mon serviteur, le germe… » Zacharie 3 :8, et « un homme dont le nom est germe, germera… » Zacharie 6 :12.

La première condition est de recevoir ce germe. Ceci se produit lorsque nous sommes au bénéfice de l’annonce de l’Evangile. Recevoir Jésus-Christ comme son Sauveur personnel permet donc au germe de pénétrer en nous. Mais ce n’est pas suffisant. Il nous faut un sein maternel pour le développement du germe : une communauté de chrétiens offrant la chaleur de l’amour de Jésus-Christ. (à suivre…)

lundi 20 avril 2015

« Tu seras sauvé, toi et ta maison (famille) »
Actes 16 :31


Ce mot, très coutumier dans notre vocabulaire, est  très important dans la Bible. Il y a dans ce terme une idée d’unité et de responsabilité.
Dans l’Ancien Testament, nous rencontrons la maison d’Aaron, la maison de Lévi, mais aussi la maison d’Achab. La maison du sacrificateur et la maison de l’idolâtre. Dans le Nouveau Testament, rien ne disparaît de la notion ‘maison’. Paul dit au geôlier : « Tu seras sauvé, toi et ta maison ». Quant à la maison de l’évangéliste Philippe, elle était composée d’au moins six personnes, dont quatre filles vierges qui prophétisaient (Actes 21 :9). A eux seuls ils formaient une église-maison, et avec quelles prophéties !
En dépit de ce témoignage, certains pasteurs interdisent les dons spirituels dans les maisons. Comme si la maison n’était pas l’église en elle-même ! Elle en est la base, la cellule de base : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux »  dit Jésus. Cette parole désigne la maison par excellence.
Vous avez remarqué, dans l’Ancien Testament, que le châtiment atteignait la maison tout entière : Achab, Koré, Acan etc… Pourquoi, à l’inverse, la grâce et le salut ne s’étendraient-ils pas sur toute notre maison ?
Corneille cite la parole que l’ange lui a adressée : « Fais venir Pierre qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison ». Actes 11 :14
La Pâque devait être mangée dans la maison (Exode 12 :46). Encore aujourd’hui, dans les pieuses familles d’Israël, on assiste avec recueillement au cérémonial de la Pâque. Celle-ci constitue symboliquement le don de Dieu fait à la terre entière. Jean-Baptiste l’a merveilleusement présenté par ces paroles : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ».
Dieu ne veut-il pas rassembler la famille tout entière pour célébrer l’Agneau de Dieu ?

Quel beau tableau aux yeux de Dieu !

                                                                                                   André SNANOUDJ

dimanche 19 avril 2015

« …afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre quelle est la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ qui surpasse toute connaissance ». Ephésiens 3 :17


Dans la parabole des divers terrains, Jésus a mis l’accent sur l’importance des racines. La semence qui ne trouve pas un sol profond lève aussitôt puis sèche, faute de racines. Marc 4 :6. Saint Paul emploie une expression adéquate : ENRACINE.
Tout arbre possède, sous le sol, un volume de racines égal ou presque au volume visible. De son enracinement va dépendre sa solidité, de la qualité du terrain va dépendre son développement. L’arbre est ancré dans le sol et est nourri par lui. Ses racines réalisent cette double action : tenir l’arbre et le nourrir.
De même, nous devons être enracinés et fondés dans le terrain de l’amour de Dieu. C’est ce qui permet aux chrétiens éprouvés de tenir, tandis que ce même terrain de l’amour de Dieu amène la nourriture qui conserve la vie. Wurmbrand, dans son livre « Mes prisons avec Dieu », démontre la qualité du terrain de l’amour de Dieu et révèle par son témoignage son profond enracinement. Sans Bible, sans église, sans contact avec l’extérieur, dans son cachot sombre, un seul verset de l’Ecriture, une seule de ses promesses suffisait à faire monter en son cœur la sève de l’amour de Dieu et le maintenir en vie spirituelle.
Mais attention aux chrétiens qui sont enracinés ou fondés dans leur dénomination, dans leur doctrine, dans les rudiments de la piété ; au jour de l’épreuve, ils ne pourront pas vivre la même expérience.
Si vous êtes enraciné dans la Loi, vous ne tiendrez pas non plus. Nos racines doivent plonger dans l’amour de Dieu. Nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier. C’est le terrain de l’amour de Dieu qui révèle le plan merveilleux du salut ; c’est ce même terrain qui permet notre croissance. David avait de merveilleuses racines, il pouvait s’écrier :

« JE T’AIME, ETERNEL, MA FORCE. » Psaume 18 :2

                                                                                                            André SNANOUDJ

samedi 18 avril 2015

« Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n’avez pas ? »
Marc 8 :17


AH ! Le raisonnement humain ! « C’est la pire des pestes » reconnaissait Calvin.
La raison ne doit pas être annihilée par la conversion, mais doit fonctionner dans le sens de l’Esprit qui habite la Parole de Dieu.
N’oublions pas que les pharisiens raisonnaient selon l’Ecriture, mais celle de la Lettre : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » Jean 1 :47
Raisonner selon la foi plaît à Dieu. Caleb et Josué le firent lors de la visite préliminaire de Canaan. Ils raisonnèrent selon les promesses de Dieu, et non selon ce qu’ils voyaient : les géants, les murailles des villes imprenables.
Le centenier aussi raisonna selon la foi : « Moi qui ne suis qu’un homme, je dis à un soldat va, et il va, à mon serviteur fait cela, et il le fait. Toi, dis un mot et mon serviteur sera guéri. » Luc 7 :1-10
Hors de la foi, on se trompe soi-même par de faux raisonnements : « Mettez en pratique la Parole et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » Jacques 1 :22
Beaucoup d’églises, à cause de leurs comités, sont conduites par la sagesse humaine émanant de raisonnements humains dans lesquels la foi est totalement exclue. Elles raisonnent par la vue.
Raisonnez comme cette petite fille qui comptait les sous de sa tirelire devant une amie :
-          J’ai dix sous, dit-elle
-          Non, reprit l’autre, tu en as exactement cinq comme moi.
-          Oui, j’ai dix sous, répéta la première, parce que mon papa m’a dit que lorsqu’il rentrerait ce soir il m’en donnerait cinq autres…Na ! »
Dieu a promis de faire la différence entre ce que nous avons et ce qu’il nous faut.

Nous devons toujours raisonner selon ce critère car « nous renversons les raisonnements » 2 Corinthiens 10 :5

vendredi 17 avril 2015

« Bien, Maître, tu as dit la vérité….que d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme, et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices ».
Marc 12 :33


C’est vrai. L’amour est l’accomplissement parfait de la Loi. L’amour change cette notion de sacrifice qui se présente à notre esprit comme un arrachement, une grosse perte. Dans l’Ancienne Alliance, les sacrifices d’animaux étaient offerts en expiation du péché. Cela coûtait un bœuf, ou une brebis, ou une tourterelle. Aujourd’hui, depuis Christ, c’est gratuit. Il est le sacrifice parfait agréé de Dieu. Jean-Baptiste, le désignant, a déclaré : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » Jean 1 :29. Chaque chrétien peut disposer de ce sacrifice unique. Chacun en devient propriétaire par la foi. Cette notion sacrifice-expiation est révolue. Nous n’avons rien à payer. Tout est offert.
Mais ceci ne nous empêche pas d’offrir à Dieu, non plus dans un esprit d’expiation, mais d’amour. « Je vous exhorte, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » Romains 12 :1
C’est donc dans la perspective du culte à rendre à Dieu que nous sommes invités à offrir nos corps comme un sacrifice vivant. Dieu ne veut plus de bêtes mortes, d’œuvres mortes. Il désire nos vies, de telle sorte que nous soyons par nous-mêmes des temples de Dieu.

« Par Christ, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son Nom. » Hébreux 13 15

                                                                                                                   André SNANOUDJ

jeudi 16 avril 2015

« Absolvez et vous serez absous »
Luc 6 :37


Dans notre langue française, ‘absoudre’ provient de deux mots : ‘ab’ qui veut dire loin, et ‘solvere’ qui signifie délier.
On comprend donc plus aisément ce qu’implique le pardon total. La rancune est un sentiment que l’on vit de près, tandis que le pardon éloigne la faute. Mais le pardon la délie aussi. A l’inverse, si nous retenons des torts envers une personne, nous sommes liés à elle, malgré nous, dans le mal.
Je n’ai pas hérité d’une nature magnanime ; je dois reconnaître que j’étais plutôt disposé à la rancune. Je disais pour m’en excuser : brave…oui,  mais pas bête !
J’ai donc dû affronter des démêlés avec cet état d’âme qui ‘fabriquait’ de l’amertume. J’ai traîné ainsi, des mois durant, des rancunes que j’estimais justifiées. J’avais besoin d’une parole de délivrance. Elle me fut donnée lors du passage d’un missionnaire de retour de Corse.
Il avait simplement posé la question suivante à l’auditoire :
-          Savez-vous pourquoi l’Evangile pénètre difficilement en Corse ?
Il en donna aussitôt la réponse :
-          A cause du manque de pardon (entretenu par la vendetta).
Cette parole fut une flèche de délivrance pour mon âme. Je compris d’un seul coup que j’entretenais un sentiment qui représentait le plus grand obstacle à l’Evangile. Quel aveuglement !

Mais il y a une chose plus importante encore à dire sur ce sujet : tant que vous garderez la moindre rancune, Dieu ne peut pas intervenir chez la personne impliquée dans votre préjudice. C’est pourquoi Paul dit : « Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête ». Et il ajoute : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien ». Romains 12 :20-21

                                                                                                          André SNANOUDJ